Les anciennes portes d’Annecy : où les voir encore, et ce qu’elles racontent

En un coup d’œil

À voir aujourd’huiPorte Sainte-Claire et son horloge · porte du Sépulcre · porte Perrière et son poisson de pierre · un pan de rempart en galets
À faireTour libre et gratuit des portes, environ 1,2 km et 17 minutes de marche
L’histoire en une phraseQuatre portes gardées par des habitants payés par la ville, puis abattues à partir de 1822
L’expérienceSuivre la frontière de l’Annecy médiévale, d’une porte à l’autre
Pour quiCurieux d’histoire, familles en chasse aux détails, couples en balade

Vous êtes déjà passé sous une des anciennes portes d’Annecy. Peut-être même sous trois. Sans le savoir.

Pendant des siècles, Annecy a vécu derrière ses portes. Des gardiens surveillaient chaque entrée, le prince y faisait peindre ses armes, et en cas d’alerte, on y entassait des pierres prêtes à être jetées sur l’ennemi. Il en reste trois debout, un poisson sculpté au-dessus d’une arche et un morceau de rempart où une meurtrière a été remise en place.

On vous emmène de l’une à l’autre, et on vous dit où regarder.

Combien de portes avait Annecy ?

La réponse change selon le siècle. Et les historiens ne sont pas tous d’accord.

Pendant longtemps, on a raconté la même histoire : trois enceintes successives, chacune collée à un bras du Thiou, la rivière qui sort du lac. C’est la version de l’archiviste Max Bruchet, au début du XXe siècle, reprise par l’historien Pierre Duparc en 1973.

L’archéologue Adrien Tourasse, qui prépare une thèse sur la ville médiévale à l’université Lyon 2, a relu les comptes du château et les registres du conseil de ville. Sa conclusion, publiée en 2023 par le Musée savoisien : pas trois murs bien rangés, mais un système qui grandit au coup par coup. Des portes isolées sur une route, des tours, des maisons de nobles fortifiées, des morceaux de mur. Le long du canal Saint-Dominique, par exemple, il ne trouve aucune trace d’enceinte.

Un chiffre, en revanche, est sûr. En 1402, Amédée VIII, le comte de Savoie qui vient de racheter le comté de Genève, paie deux peintres de Genève pour peindre ses armes sur « les quatre portes de la ville » et sur celle du château. Coût : 14 florins. Quatre portes, donc : deux sur la rive gauche du Thiou, côté château, la porte de Bœuf au nord, vers Genève, et la porte des Pâquiers à l’est, vers Annecy-le-Vieux.

Trois siècles plus tard, le plan de 1732 en compte toujours quatre principales : le Sépulcre à l’ouest, Bœuf au nord, le Pâquier au nord-est et Perrière au sud-est. Deux ont disparu depuis. Commençons par celles qu’on peut encore toucher.

La porte Sainte-Claire : celle qui a gardé son horloge

Au bout de la rue Sainte-Claire, la rue s’engouffre sous une tour. C’est la porte Sainte-Claire, tournée vers Chambéry et Aix-les-Bains.

Son nom vient des Clarisses, dont le couvent se trouvait tout près (on raconte la rue et ses maisons dans notre balade dans la rue Sainte-Claire). Mais cette entrée a eu un autre nom. Dès 1330, les textes parlent de la porte d’Ysernon, du nom d’un petit affluent du Thiou qui coule au pied du Semnoz. Selon Adrien Tourasse, elle se trouvait très probablement au même endroit.

Ce qui se voit encore :

  • L’horloge, au milieu de la façade, côté rue Sainte-Claire. Sur une photo d’Henri Ferrand datée de 1926, elle est déjà là, sous un petit clocheton.
  • Les mâchicoulis, en haut : la rangée de consoles de pierre sous le toit. Ce dispositif servait à jeter des projectiles au pied du mur.
  • Les gonds de la double porte, dans la pierre de l’arche. Les guides les disent d’origine, comme les mâchicoulis. Selon le Lonely Planet, la cloche sonne depuis 1556.
  • Le passage Nemours, juste à droite de la porte quand on vient de la rue Sainte-Claire. Il grimpe vers le château. D’après l’archéologue, le mur qui le borde garde probablement le tracé de la toute première enceinte, celle qui protégeait l’église Saint-Maurice et l’accès au château.

Le faubourg et la porte du Sépulcre : quand la ville déborde

Passez la porte Sainte-Claire. Vous n’êtes pas sorti de la ville. Les maisons continuent : c’est le faubourg Sainte-Claire.

Au XIVe siècle, Annecy grandit vite et déborde de ses murs. En 1348, l’ordre du Saint-Sépulcre fonde un hospice et un couvent à l’ouest, hors de l’enceinte. Autour, un quartier se forme. Pour le protéger, on le ferme à son tour, par une seconde porte.

C’est la porte du Sépulcre, au 20 faubourg Sainte-Claire. Une voûte en ogive, plus petite que la porte Sainte-Claire, percée dans une maison de pierre. Elle servait d’avant-défense : avant d’atteindre la ville, il fallait franchir deux portes.

Et non, il n’y avait pas de cimetière. « Sépulcre » ne parle pas de tombes, mais du Saint-Sépulcre de Jérusalem, qui a donné son nom à l’ordre.

Ce qui se voit encore : sous la voûte, un second arc, en retrait. Et en vous retournant, la tour de la porte Sainte-Claire au bout de la rue. Deux portes dans le même regard : toute la logique de la ville fermée.

La porte Perrière : une petite arche et un poisson

Traversez maintenant la Vieille Ville vers l’est, jusqu’au pied du château. Au 17 côte Perrière, une arche toute simple s’ouvre dans un mur jaune. Pas de tour, pas d’horloge. C’est pourtant l’une des plus anciennes portes d’Annecy.

C’est par ici qu’arrivaient les voyageurs venus de Faverges, d’Albertville ou d’Italie par le col du Petit-Saint-Bernard. Plus haut, la tour Perrière du château d’Annecy surveillait le passage.

Son nom ancien divise les spécialistes. L’office de tourisme la dit citée dès 1337 sous le nom de porta Insule, la porte de l’Île. Pierre Duparc pensait la même chose. Adrien Tourasse en doute : pour lui, la porte de l’Île des années 1340 était une autre ouverture, dans un mur qui descendait du rocher du château jusqu’au Thiou, et le quartier Perrière n’est entré dans l’enceinte qu’avec la construction de la tour Perrière, avant 1445.

Ce qui se voit encore :

  • Le poisson. Levez les yeux au-dessus de l’arche. Une pierre claire, encastrée dans le crépi, porte un poisson sculpté en relief. Les guides de visite y voient l’emblème d’Annecy, la truite. On passe dessous sans le voir.
  • Le rempart en galets. Juste à côté, impasse du Trippoz, un grand mur de galets ronds longe les maisons. Il suit le tracé de l’enceinte qui a englobé le faubourg Perrière au XVe siècle.

Une décision du conseil de ville dit bien la place de cette porte à la fin du Moyen Âge. Quand la ville manque de gardiens, on la ferme, systématiquement : c’est la moins importante des entrées, et le faubourg Perrière se dépeuple.

Sur les groupes d’anciens Annéciens, beaucoup disent que la côte Perrière « n’a pas bougé » depuis des décennies. Pas tout à fait : l’office de tourisme rappelle qu’en 1912, le côté droit de la côte, qui menaçait ruine, a été détruit.

Au château, le logis Perrière garde un autre secret. À sa restauration, entre 1988 et 1990, on a découvert dix-sept couches d’enduit peint, et au second étage un décor du XVe siècle, au-dessus d’une cheminée, qui montre le lac, la ville et le château. C’est la plus ancienne représentation connue de ce paysage.

Bœuf et Pâquier : les deux portes disparues

Les deux autres portes ne se voient plus. Il faut les imaginer.

La porte de Bœuf, au nord, ouvrait la route de Genève, à l’entrée du faubourg de Bœuf, l’actuelle rue Carnot, comme on le raconte dans notre article sur la rue Carnot. Dans les textes, on écrit Bouz ou Boutz. Dès 1327, un acte parle d’une maison « en dehors de la porte neuve des fabriques qui va vers Bouz ». Pierre Duparc y voit la future porte de Bœuf ; Adrien Tourasse reste prudent. D’où vient le nom ? Il reste discuté, et rien ne prouve qu’il s’agisse de bétail.

En 1479, la ville y construit un corps de garde pour abriter les gardiens. Une tour de Bœuf, attestée en 1475, est reliée à la porte par un mur en 1487.

La tradition a fait de cette porte un décor. En 1566, raconte un récit pieux, la foule s’y presse pour accueillir le couple ducal, avec Anne d’Este, et une jeune femme y prie pour avoir un fils. Ce sera la mère de François de Sales. Aucune archive ne le confirme, mais le récit montre ce qu’était une porte : le lieu où la ville accueillait ses princes.

La porte des Pâquiers, ou porte d’Albigny, apparaît dans les textes en 1370. Elle franchissait le bras nord du Thiou vers l’est, vers les pâquiers, ces pâturages qui ont donné leur nom au Pâquier d’aujourd’hui, et vers Annecy-le-Vieux.

Elle avait un surnom. Au XVe siècle, les habitants s’entraînent au tir sur les pâquiers : arc, arbalète, arquebuse. La cible est un oiseau de bois, le papegay, posé sur la tour de la porte nord-est. La porte finit par en prendre le nom : la porte du Papegay. La prochaine fois que vous étendrez votre serviette au Pâquier, pensez aux arbalétriers.

Gardiens, milice et nuit d’alerte

Une porte, ça se garde. Et à Annecy, ça coûte.

À partir de 1475, la ville sépare deux métiers. Les gardiens des portes, d’abord : des habitants payés par la ville, un florin par an au départ. Ils réclament sans cesse des augmentations, et obtiennent 23 sous par mois en 1483, puis 30 sous en 1490. La milice, ensuite : vingt couleuvriniers arbalétriers, habillés et casqués aux frais de la ville. La couleuvrine est l’une des premières armes à feu.

En 1476, les syndics, les représentants des bourgeois, font le tour des portes avec un serrurier. Le devis pour réparer les portes et les ponts atteint 881 florins et 10 sous, plus que tout ce que rapporte la châtellenie en un an.

Puis vient 1491. Des hommes d’armes venus de Bourgogne passent près d’Annecy. Panique en ville. Le conseil ordonne de fortifier toutes les portes et de fermer les poternes, les petites portes discrètes. Deux gardiens jour et nuit à chaque entrée. Des pierres prêtes à être jetées. Le Thiou barré par des pièces de chêne. Même les prêtres, d’habitude dispensés, doivent monter la garde. Absence au guet : quatre sous d’amende.

L’ennemi n’est jamais venu. Mais la peur a laissé une trace dans les murs.

Le secret du passage Gruffaz : une meurtrière remise dans le mur

Après l’alerte de 1491, les syndics veulent fermer le nord-ouest de la ville, défendu jusque-là par des maisons de nobles. Ils imposent des canonnières, ces ouvertures faites pour tirer au canon. Jacques Exchaquet, dont la maison est proche de la tour de Bœuf, doit construire un mur derrière chez lui et le percer de trois canonnières.

Ce mur a tenu jusqu’en 1961, année de sa démolition. Georges Grandchamp suit le chantier et note tout : des galets liés au mortier, 3 mètres d’épaisseur à la base, plus de 9 mètres de haut conservés. Et une surprise. À un endroit, le mur atteint 3,42 mètres d’épaisseur pour loger une petite chambre de tir, avec une canonnière ronde surmontée d’une fente verticale, fermée par deux portes. Adrien Tourasse l’a identifiée : c’est la poterne de la maison Exchaquet, citée dès 1476.

Pourquoi personne n’en parle ? Parce que le mur a été démoli, et que cette identification n’a été publiée qu’en 2023, dans une revue numérique d’archéologie.

Ce qui se voit encore : dans le passage Gruffaz, la partie la plus au nord de ce mur est toujours debout. Selon Adrien Tourasse, la meurtrière a été retirée de la poterne et replacée dans ce mur. Cherchez-la.

1822 : pourquoi les portes sont tombées

En 1794, l’architecte Thomas-Dominique Ruphy dessine le premier plan d’urbanisme d’Annecy. Il prévoit d’abattre le mur d’enceinte, qui gêne la circulation des marchandises et des gens.

Le chantier commence en 1822 avec une première porte. En 1825, il emporte les murs et les maisons qui s’y adossent. La porte de Bœuf disparaît, selon la chronologie locale, cette année-là.

Sainte-Claire, le Sépulcre et Perrière, elles, sont restées, prises dans les maisons. Aucune source ne dit clairement pourquoi on les a épargnées. Elles sont aujourd’hui les derniers témoins debout de l’Annecy fermée.

Le tour des anciennes portes d’Annecy en 8 arrêts

Bonne nouvelle : tout se fait à pied, en une boucle d’ouest en est. Comptez environ 17 minutes de marche pour 1,2 km, selon Google Maps, sans les arrêts. La partie ouest est plate.

  1. La porte du Sépulcre, au 20 faubourg Sainte-Claire : l’ogive et son second arc.
  2. Le faubourg Sainte-Claire : le quartier né hors les murs au XIVe siècle.
  3. La porte Sainte-Claire : l’horloge, les mâchicoulis, les gonds.
  4. Le passage Nemours, à côté de la porte : le mur de la première enceinte.
  5. La porte Perrière, au 17 côte Perrière : le poisson au-dessus de l’arche.
  6. L’impasse du Trippoz, juste à côté : le rempart en galets.
  7. Le passage Gruffaz : le mur nord-ouest et sa meurtrière.
  8. L’église Notre-Dame-de-Liesse, puis la rue du Pâquier : ici commençaient la route de Genève et celle des pâquiers.

Vous préférez qu’on vous raconte la ville fermée en marchant ? Des visites guidées de la Vieille Ville se réservent en ligne.

À savoir avant de partir sur les traces des portes

  • Prix moyen : gratuit. Les portes sont dans la rue, en accès libre toute l’année.
  • Durée : 17 minutes de marche pour le tour complet. Prévoyez davantage avec les arrêts.
  • Meilleure période : toute l’année. Le matin, avant les terrasses, on voit mieux les façades.
  • Niveau physique : facile. Inutile de gravir la côte Perrière : la porte se regarde d’en bas.
  • Avec enfants ? : oui. Trouver le poisson, repérer les deux arcs du Sépulcre, chercher la meurtrière : c’est un jeu de piste.
  • PMR (Accessibilité réelle) ? : la partie ouest, du Sépulcre à la porte Perrière, est plate mais pavée. La côte Perrière, au-delà de la porte, est en pente.
  • Chien accepté ? : oui, ce sont des rues.
  • Toilettes ? : toilettes publiques de la Manufacture, 1 quai des Clarisses, près de la place Sainte-Claire.
  • Parking ? : la Vieille Ville est piétonne. Le plus simple est de venir à pied depuis la gare : 8 minutes jusqu’à la porte Sainte-Claire.

Depuis Annecy : 8 minutes à pied depuis la gare.

Itinéraire depuis AnnecyDepuis ma position

Est-ce que ça vaut le coup ?

  • Pour les enfants ? Oui, si on en fait une chasse aux détails : le poisson, l’horloge, la meurtrière.
  • Avec une poussette ? Oui pour la partie ouest, plate. Évitez de monter la côte Perrière.
  • Combien ça coûte ? Rien. Seules les visites guidées sont payantes.
  • Quel est le meilleur moment ? Le matin, quand la lumière tombe sur les façades et que les terrasses ne sont pas encore installées.
  • Y a-t-il beaucoup de monde ? Les jours de marché, le mardi, le vendredi et le dimanche matin, la rue Sainte-Claire est très animée jusqu’à la porte.
  • Et si c’est plein ? Faites le tour à l’envers, en commençant par le passage Gruffaz, et gardez la rue Sainte-Claire pour la fin de matinée.

Une matinée sur les traces de la ville fermée

  • Le matin : arrivez à pied par la rue Sainte-Claire, passez sous la porte, et commencez le tour au Sépulcre.
  • Le midi : restez dans le faubourg. Au 22 faubourg Sainte-Claire, entre les deux portes, COZNA est noté 4,8/5 sur près de 900 avis, pour 40 à 50 € par personne. On y vient pour un menu local revisité : viandes, poissons et desserts retravaillés.
  • L’après-midi : montez au château pour voir la tour et le logis Perrière de l’intérieur, au Musée-Château.
  • Plan B en cas de pluie : le Musée-Château. Pour prolonger le soir, l’Histoire d’Annecy de l’historien Paul Guichonnet raconte l’évolution de la ville.
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Mon conseil AnnecyPocket : à la porte Perrière, ne regardez pas devant vous, regardez au-dessus. Le poisson est là, à deux pas des terrasses de la rue Perrière, et on passe dessous sans le voir. Puis refaites le chemin jusqu’à la porte Sainte-Claire en vous demandant, à chaque coin de rue, où passait le mur. Vous ne verrez plus la Vieille Ville comme un décor, mais comme une ville qui gardait ses portes.

Selon votre profil

  • En famille : trois missions. Trouver le poisson de la porte Perrière. Repérer les deux arcs sous la porte du Sépulcre. Chercher la meurtrière du passage Gruffaz.
  • En couple : le tour en fin de journée, en finissant par le faubourg pour dîner entre les deux portes.
  • Pour les passionnés d’histoire : comparez la porte Sainte-Claire et la porte Perrière, puis lisez l’article d’Adrien Tourasse, en ligne sur le site des patrimoines de la Savoie.

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Questions fréquentes des voyageurs

Combien de portes avait Annecy au Moyen Âge ?

Quatre en 1402, quand Amédée VIII fait peindre ses armes sur « les quatre portes de la ville ». Le plan de 1732 en montre toujours quatre principales : le Sépulcre, Bœuf, le Pâquier et Perrière.

Quelles portes de la Vieille Ville d’Annecy sont encore debout ?

La porte Sainte-Claire, la porte du Sépulcre, au bout du faubourg Sainte-Claire, et la porte Perrière, au pied du château. Les portes de Bœuf et du Pâquier ont disparu.

Pourquoi la porte du Sépulcre s’appelle-t-elle ainsi ?

Elle doit son nom à l’ordre du Saint-Sépulcre, qui fonde un hospice et un couvent à l’ouest de la ville en 1348. Le nom ne vient pas d’un cimetière.

Quand les remparts d’Annecy ont-ils été démolis ?

Le plan d’urbanisme de 1794 prévoit leur démolition, qui commence en 1822 et se poursuit en 1825. Une grande partie du mur nord-ouest a encore été abattue en 1961.

Où voir encore les remparts d’Annecy ?

Dans le passage Nemours, à côté de la porte Sainte-Claire, impasse du Trippoz, à côté de la porte Perrière, et dans le passage Gruffaz. Ce sont des morceaux de murs, en accès libre.

Pour aller plus loin

  • Dans le même esprit : Les traces médiévales d’Annecy
  • Autour des portes : Les passages méconnus d’Annecy
  • Alternative : Les vestiges disparus d’Annecy
  • Toute la rubrique : La Vieille Ville

Conclusion

Les anciennes portes d’Annecy ne sont pas de simples arches. Ce sont les bornes d’une ville qui payait ses gardiens au mois et tremblait au passage d’une troupe. Trois sont encore debout, deux ont disparu, et un poisson de pierre veille toujours sur la côte Perrière. La prochaine fois, levez la tête.

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